La pédagogie mérite ses propres outils.
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Pendant des décennies, la conception des programmes dans l'enseignement supérieur était encadrée, normée, prévisible. Les équipes pédagogiques géraient des programmes stables avec des outils administratifs qui suffisaient à la tâche.
Ce temps est révolu.
Après avoir accompagné des dizaines d'établissements et interrogé directeurs des études, directeurs de programmes et DSI, nous observons une transformation profonde du secteur.
Six forces convergent aujourd'hui pour redéfinir complètement le métier des équipes pédagogiques.
Six forces qui transforment la conception des programmes
1. La professionnalisation des formations
La montée en puissance des titres RNCP et des certifications professionnelles donne plus de liberté dans la conception des contenus. Mais cette liberté s'accompagne d'une responsabilité accrue : c'est désormais l'école qui porte la qualité de ses programmes, plus seulement l'institution certificatrice.
Les établissements doivent prouver la pertinence de leurs choix pédagogiques, l'alignement avec les besoins du marché du travail, et la cohérence de l'ensemble de leur offre.
2. La digitalisation et l'innovation pédagogique
Hybride, e-learning, pédagogies actives, classes inversées, serious games... Les formats se multiplient, les contraintes techniques s'accumulent. Préparer une rentrée aujourd'hui, c'est orchestrer une complexité que les outils actuels n'ont jamais été conçus pour gérer.
"Avec Excel le côté visuel manque pour amener à tout le monde une même compréhension du cheminement", nous confie un directeur des études.
L'ingénierie pédagogique se complexifie considérablement alors que les outils restent les mêmes.
3. Les nouvelles attentes des apprenants
La génération actuelle n'accepte plus 2 heures d'amphi passif. Elle veut de l'interaction, du concret, de l'innovation pédagogique. L'expérience apprenant est devenue un critère d'attractivité majeur pour les établissements, et cette pression se répercute directement sur les équipes de conception qui doivent réinventer leurs programmes.
4. La pression réglementaire croissante
Qualiopi, audits, renouvellements de titres, contrôles qualité... Les exigences se multiplient. Il faut tracer, prouver, documenter. Les fichiers Excel et les processus informels ne suffisent plus face aux exigences de conformité.
"Aujourd'hui ça n'existe pas des endroits où tu peux centraliser toutes les informations du programme. C'est le nerf de la guerre", résume un directeur des études d'une école d'ingénieurs.
Cette absence de traçabilité devient un risque majeur lors des audits.
5. La consolidation du marché
Les grands groupes multi-écoles, multi-campus se multiplient dans l'enseignement supérieur. Avec eux émerge le besoin de standardiser les pratiques, d'harmoniser les programmes et de piloter à l'échelle — sans perdre l'agilité locale ni la qualité des formations.
"Le groupe a fait un LBO. Une logique économique arrive et on nous demande d'optimiser les modèles", témoigne une directrice pédagogique.
Cette tension entre standardisation et agilité nécessite de nouveaux outils de pilotage.
6. La transition vers l'approche par compétences
L'approche par compétences devient incontournable : les référentiels RNCP l'exigent, les accréditations l'évaluent, les entreprises la réclament. Mais passer d'une logique de cours à une logique de compétences nécessite de repenser toute l'architecture des programmes et des maquettes pédagogiques.
"Pour l'instant c'est toléré mais ça va devenir obligatoire. Cela nécessite de tout refondre et on n'est pas outillé ", constate un directeur pédagogique.
Personne n'est équipé pour cette transition fondamentale.
Le problème : des outils inadaptés à la complexité actuelle
La pédagogie est devenue stratégique, mais vos équipes jonglent au quotidien avec des outils fragmentés et inadaptés.
Les équipes préparent des rentrées de plus en plus complexes avec Excel, des emails, et des ERP pensés pour gérer les étudiants inscrits — pas pour concevoir les programmes et orchestrer leur déploiement.
La chaîne de production pédagogique, qui va de la conception des maquettes pédagogiques à la planification des cours, reste éclatée entre de multiples outils qui ne communiquent pas.
Cette fragmentation génère des conséquences concrètes :
-> La ressaisie permanente.
"Une personne prend plusieurs semaines pour saisir les programmes Excel dans l'ERP à la main", observe une responsable pédagogique.
Un temps considérable perdu sur des tâches sans valeur ajoutée.
-> L'absence de langage commun.
"La pédagogie ne donne pas une information structurée à la planification, les services sont silotés et ne travaillent pas ensemble, ils ne comprennent pas le besoin de chacun." constate une responsable planning.
Les réunions de coordination se multiplient sans pour autant résoudre les incompréhensions entre ingénierie pédagogique, planification des cours et scolarité.
-> L'impossibilité de piloter.
Les directions n'ont pas de vision consolidée de leur offre de formation. Les décisions stratégiques se prennent sans données fiables, l'optimisation devient impossible.
Notre conviction : la pédagogie mérite ses propres outils
L'histoire nous l'a montré : quand une fonction devient stratégique dans une organisation, elle se dote d'outils dédiés.
Les RH ont eu leurs SIRH quand elles sont devenues stratégiques. Le marketing a eu ses CRM et ses plateformes d'automation. La direction financière dispose d'ERP sophistiqués pour piloter les budgets.
Aujourd'hui, c'est au tour de la pédagogie.
Les équipes pédagogiques ont besoin d'une plateforme dédiée pour concevoir, orchestrer et piloter leurs programmes. Pas un outil administratif détourné de sa fonction première. Pas un tableur Excel qu'on fait tenir avec des formules complexes.
Une vraie plateforme métier, pensée pour leurs besoins spécifiques et pour l'ensemble de la chaîne de production pédagogique.
La réponse : InGenius
C'est pour cette raison que nous avons créé InGenius — la plateforme qui centralise toute votre chaîne de production pédagogique, du diplôme à la programmation.
Après 15 ans passés dans l'enseignement supérieur, nous avons vécu ces problèmes de l'intérieur. Nous avons construit InGenius en étroite collaboration avec une communauté d'experts du secteur qui valident chaque fonctionnalité. Pas de théorie déconnectée du terrain, mais une solution ancrée dans la réalité opérationnelle des équipes.
InGenius, c'est une seule source de vérité. Fini les fichiers dispersés, les versions contradictoires, les heures perdues à chercher l'information. De la maquette pédagogique à la planification des cours, tout est centralisé, structuré, accessible.
InGenius, c'est zéro ressaisie. Ce qui est saisi une fois est disponible partout. L'ingénierie pédagogique, la planification et la scolarité travaillent enfin sur la même base.
InGenius, c'est du temps retrouvé. Du temps pour ce qui compte vraiment : la qualité des formations, l'innovation pédagogique, l'expérience apprenant.
La pédagogie est devenue stratégique. Il est temps qu'elle dispose des outils à la hauteur de cet enjeu.



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